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Le doute en question

© istockphoto
Publicité Il arrive que les religions agacent, parce qu’elles donnent l’impression de vouloir répondre à toutes les questions. Quel que soit l’arrière-plan religieux ou culturel, «il reste toujours dans la foi une part de choix personnel», constate le théologien Louis Schweitzer. C’est par là que la foi se…

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Il arrive que les religions agacent, parce qu’elles donnent l’impression de vouloir répondre à toutes les questions. Quel que soit l’arrière-plan religieux ou culturel, «il reste toujours dans la foi une part de choix personnel», constate le théologien Louis Schweitzer.
C’est par là que la foi se distingue de l’appartenance religieuse. En effet, la foi s’affirme par un choix actif, un engagement personnel, un pari que l’on fait, au plus profond de soi. Et ce, quand bien même, «il nous faut accepter le mystère qui persiste.»
Une décision consciente
«Croire, c’est décider de croire», affirme de son côté la sociologue Prisca Robitzer. «Mais c’est aussi décider de laisser une place au doute. Les deux laissent ainsi un espace à l’expression du transcendant (à ce qui nous dépasse et se situe au-delà de nous). Ils ne verrouillent pas le savoir comme s’il était parfaitement possible de le posséder. L’acte de foi, la croyance, est donc un mode de savoir très sain. C’est grâce au doute que la foi s’enrichit et affine ses contours et son fond.» (ass)

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Article tiré du numéro Quart d’heure pour l’essentiel Pâques 2017

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