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Nouvel espoir dans la vie de Bojan, piégé par la drogue

© Alliance Presse
Dépendances. Blessé par un passé difficile, accro à la drogue, Bojan ressemblait à un cas désespéré. Pourtant, il y a cinq ans, alors qu’il mendiait dans les rues de Zurich, il a croisé le chemin d’un travailleur social. La générosité de plusieurs personnes lui ont ensuite permis de remonter la pente

Les problèmes de la vie n’ont pas épargné Bojan Simic. D’origine serbe, ce trentenaire a subi des abus dans sa propre famille et il a connu les affres de la guerre des Balkans. Son émigration en Suisse, son insertion dans une famille d’accueil, puis son séjour dans un foyer, n’ont pas résolu tous ses problèmes. La drogue s’est invitée dans sa vie alors qu’il n’avait que douze ans.

Une rencontre décisive
Au printemps 2007, Bojan mendie le long de la Langstrasse, à Zurich, pour financer une dose d’héroïne. C’est là que son chemin croise celui d’Ennio, un travailleur social. Sa vie prend alors un tournant inespéré. Au lieu de lui remettre une pièce d’argent, le travailleur social de rue sort un Evangile de Jean et en lit un extrait à Bojan.
Peu après, Bojan Simic «atterit» au lieu d’accueil «Open Heart» de l’Armée du Salut. Il y rencontre un ancien habitué de la scène de la drogue, qui lui raconte comment il s’est mis à croire en Jésus et comment il a pu ainsi sortir de la drogue. «Cette foi-là, je la veux aussi», se dit alors Bojan.

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Sa vie a pris une nouvelle direction
Depuis ce jour-là, Bojan s’est mis à développer une relation avec Jésus-Christ au quotidien. «Cela ne va pas sans lutte ni problème», admet-t-il. «Mais la foi a donné une nouvelle direction à ma vie dans plusieurs domaines. Je ne voudrais la perdre pour rien au monde !»
Lorsque Bo (c’est ainsi que l’appellent ses amis) me parle de sa vie, je suis surpris par son authenticité. Il n’hésite pas à partager ses problèmes, résolus ou non, et à mentionner sa foi. Durant son sommeil, il lui arrive d’avoir des rêves, qui lui donnent une confiance renouvelée et l’encouragent. Il évoque aussi ses échecs, ses rechutes. Qu’il surmonte avec l’aide d’autres personnes. Et Bojan me parle du pardon à ses parents, une question qui le préoccupe tout particulièrement.

Des échecs dans sa formation
Il y a trois ans, Bojan a débuté une formation de cuisinier, qu’il a déjà interrompue à deux reprises. La première fois en raison d’une dispute avec son maître d’apprentissage ; dans une seconde entreprise, en raison de problèmes administratifs.
Depuis sa découverte de la foi, Bo n’a plus qu’un objectif en tête : être complètement libéré de toute drogue. Il a opté pour une thérapie de désintoxication radicale à Best Hope, dans le canton d’Appenzell. Avec succès. Aujourd’hui, il se dit «clean», malgré quelques petits dérapages.

Revirement inattendu
Son parcours professionnel ne s’est pas complètement clarifié, et de nombreuses portes semblaient fermées. Pourtant, les prières de Bojan ont été exaucées : début octobre, le centre d’accueil de l’Armée du Salut, où il avait atterri quelques années auparavant, lui a confié un emploi à temps partiel. «Plus besoin de mettre un job de cuisine sur ma liste de vœux de Noël». Pour lui, c’est clair : Dieu a répondu à ses besoins.
Bo se met à espérer qu’il puisse un jour venir en aide à des jeunes qui sont passés par les mêmes galères que lui. Une manière de témoigner aux autres de la générosité dont il a bénéficié. Mais le chemin est encore long, et il le sait. Bo veut néanmoins placer sa confiance en Jésus-Christ. «Je suis têtu et je veux persévérer !»

Thomas Hanimann

Quart d'heure pour l'essentiel

Article tiré du numéro Quart d’heure pour l’essentiel 2012

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