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2012, la fin du monde?

© Alliance Presse
Le 21 décembre 2012, tout sera terminé. Rideau. C’est du moins ce que croit savoir un calendrier maya. Ou ceux qui l’ont interprété. Et pour les plus impatients, la fin du monde pouvait être «testée» avec «2012» en avant-première, au cinéma. Mais finalement, la question de la fin des temps et d’un au-delà divise la population. Analyse du sondage de Quart d’heure pour l’essentiel
Christian Willi

La fin du monde divise l’opinion. Dans le sondage commandé par Quart d’heure pour l’essentiel à l’institut Link, près de la moitié de la population suisse croit que ce monde n’est pas éternel. En effet, 45% croient que la fin du monde est inéluctable, dans un avenir proche ou lointain. 48,5% considèrent au contraire que la terre tourne indéfiniment. Seul le 1% des Suisses croit que la fin du monde est programmée au 21 décembre 2012, comme l’annonce un calendrier maya.

Les 15-29 ans redoutent davantage la fin du monde. 47,7% d’entre eux pensent que la fin du monde surviendra un jour ou l’autre et 12,6% supplémentaires ajoutent même qu’elle se produira dans un avenir proche. Pour le sociologue Christophe Monnot, ces chiffres attestent de la crainte de l’avenir de la jeunesse actuelle.

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«On ira tous au paradis»
Croire en la fin du monde ne coïncide pas forcément avec des convictions religieuses. En effet, une majorité de ceux qui sont acquis à l’idée de la fin du monde considèrent qu’après la fin du monde, tout retournera au néant (52,4%). A l’inverse, 10,7% considèrent que tout le monde ira au paradis. Le double considère que Dieu jugera les individus, pour être éternellement en sa présence ou séparés de lui (22,1% de l’échantillon, 27% pour ceux qui se sentent proches de la religion chrétienne).

La religion influence les attentes
Les personnes religieuses croient davantage au jugement dernier. 55,7% de ceux qui sont convaincus que l’histoire de Noël est fidèle à la réalité historique croient au jugement dernier, contre 3% des athées. Selon le théologien Claude Baecher, les chrétiens ont l’espérance d’un monde à venir où règnera la justice divine. Elle est nourrie par les promesses bibliques: «La résurrection du Christ est la preuve pour les croyants que la mort n’aura pas le dernier mot. Elle ratifie les promesses
bibliques.»

Christian Willi

Quart d'heure pour l'essentiel

Article tiré du numéro Quart d’heure pour l’essentiel 2011

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