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«Une vie sans Dieu, c'est comme le football sans balle»

20.05.16 - Au sommet. David Alaba est au sommet avec le Bayern Munich et bien parti pour réussir de belles performances avec l’Autriche. Un succès qu’il n’attribue pas qu’à lui.

Tous les fans de football se rappellent de la scène. Alors qu’il avait tout juste vingt ans, David Alaba marque le premier tir aux buts du Bayern Munich contre le Real Madrid, en

demi-finale de la Ligue des Champions 2011-2012. L’équipe allemande se qualifie pour la finale, hélas perdue contre Chelsea.


De succès en succès

Mais un an plus tard, le Bayern Munich décroche le titre, contre le Borussia Dortmund, dans une finale 100% allemande. Une fois de plus, David Alaba a apporté une contribution significative à la victoire de son équipe.

«Ma force est en Jésus» : c’est avec ce slogan que le jeune prodige du football fête le plus gros succès de sa carrière jusqu’ici. Après le coup de sifflet final, l’Autrichien danse avec le trophée et son t-shirt de Jésus sur la pelouse du stade de Wembley, à Londres. «J’étais ému et reconnaissant au point d’en avoir la chair de poule. A ce moment-là, j’ai éprouvé une immense reconnaissance à Dieu pour tout ce qu’il avait déjà fait dans ma vie.»


«David, c’est notre dieu»

Et ce n’est que le début. Plus jeune joueur à intégrer la première équipe du Bayern Munich, David Alaba a aujourd’hui remporté cinq championnats nationaux. Il s’est acquis l’estime et les louanges de tout un club. Son entraîneur Pep Guardiola ne tarit pas non plus d’éloges à son égard : «David Alaba, c’est notre dieu», a-t-il même déclaré récemment.


Accepter la défaite

Pour autant, la vie reste la vie, et David Alaba reste un homme. Il a aussi traversé des moments moins glorieux. Ainsi, son équipe nationale, l’Autriche, a raté la qualification pour le Mondial 2014 au Brésil. Mais le jeune footballeur a alors réaffirmé sa confiance en Dieu, sa certitude qu’il a des plans parfaits pour lui, même dans de tels échecs. «En fin de compte, les défaites nous aident à nous améliorer. Quoi qu’il en soit, j’ai décidé de placer ma confiance en Dieu, même dans les périodes plus difficiles.»


Une foi imperturbable

Un appel à la confiance qui revient sans cesse dans cette Bible dont David Alaba ne se sépare jamais, dans cette Bible qui contient des promesses fortes : «Les adolescents se fatiguent et se lassent, et les jeunes hommes trébuchent bel et bien. Mais ceux qui espèrent en l’Eternel renouvellent leurs forces, ils prennent leur envol comme les aigles. Ils courent et ne se lassent pas, ils marchent et ne se fatiguent pas» (Es. 40, 30-31). Des paroles qui ne garantissent pas une vie sans échec, mais qui semblent s’appliquer parfaitement à David Alaba, dont la foi semble imperturbable.


«Son amour me porte»

Petit clin d’œil, aujourd’hui, l’Autriche de David Alaba a aussi pris son envol en se qualifiant avec brio pour l’Euro. Cette équipe jeune et dynamique a les moyens de «faire quelque chose» en France. Dans le dispositif de l’entraîneur Marcel Koller, David Alaba est une pièce maîtresse. Considéré dans son pays comme le «talent du siècle», élu sportif de l’année en 2014, il est donc au sommet, tant avec son club qu’avec son équipe nationale. Même si un jour le succès n’est plus au rendez-vous, David Alaba pourra se reposer sur ses certitudes : «A chaque minute de ma vie, Dieu se tient à mes côtés. Son amour me porte tout au long de mes journées.»


Humilité et discrétion

Malgré sa notoriété et même s’il est actuellement l’un des défenseurs les plus chers sur le marché du football, ce fils d’une ex-miss beauté nigériane et d’un père philippin sait rester humble et discret. Son papa a ainsi dit de lui : «David représente le meilleur de trois continents : la joie et la musique de la communauté du Nigeria, l’ambition et la discipline de l’Europe, l’humilité et la tolérance des Philippines.»

Un jour, David Alaba a posté ce tweet malicieux : «Une vie sans Dieu, c’est comme le football sans balle». Pour le jeune Autrichien, le football et la gloire cesseront un jour. Mais sa vie avec Dieu, elle, n’est pas prête de se terminer !


Jérémie Cavin et Thomas Hanimann

 
«Une vie sans Dieu, c'est comme le football sans balle»