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Sondage exclusif: Une personne sur deux s’interroge sur le sens de la vie

19.11.13 - Sondage. Les circonstances, les épreuves de la vie, la lassitude ou
tout simplement notre curiosité nous poussent à nous interroger
sur le sens de la vie. Voilà ce que nous apprennent les chiffres.

D’où venons-nous ? Que se passe-t-il après la mort ? A quoi sert la vie ? Comment donner du sens à notre existence ? La moitié de la population suisse s’interroge sur le sens de la vie.

Un sondage Link commandé pour Quart d’heure pour l’essentiel révèle en effet que près d’une personne sur deux (47%) a réfléchi sérieusement au sens de la vie au cours des trois derniers mois. Les femmes se préoccupent davantage de ce type de questions (50%) que les hommes (43%), les personnes âgées de plus de 50 ans (62%) davantage que les 15 à 29 ans (34%).


La famille, principale référence

C’est en effet premièrement dans les relations, et en particulier dans le cercle familial (50%), que l’individu trouve des éléments de réponse à ses questions existentielles. C’est vrai encore plus pour les femmes (60%) que pour les hommes (50%). Les amis jouent également un grand rôle (40%).

Les résultats de ce sondage sont révélateurs de l’importance accordée à la famille. Six personnes sur dix âgées de 30 à 49 ans cherchent des éléments de réponse à ces questions au sein de leur famille. Et pour les parents avec de jeunes enfants, cette proportion grimpe même à 71%.


La religion devance la science

«Ce sondage confirme que la crise de confiance du particulier envers les institutions ou la science s’étend vers les questions existentielles», constate Eric Jaffrain, consultant en marketing non-marchand. En effet, la religion et la spiritualité jouent un rôle plus significatif (24%) que la psychologie (15%) ou les sciences (15%). Mais de façon générale, les institutions arrivent loin derrière les relations de proximité. Lorsque l’on prend en compte l’échantillon de la population qui s’est effectivement posé des questions sur le sens de l’existence au cours de ces derniers trois mois, la religion et la spiritualité jouent un rôle plus significatif. Ils sont en effet 32% à y avoir cherché des éléments de réponse.

Eric Jaffrain explique ce phénomène par le fait que «la proximité rassure et semble plus crédible quant aux réponses et aux soutiens attendus. Famille et foi constituent des fondements souhaités et attendus par nos concitoyens».


L’école, une aide aussi

Même si une partie de la population trouve des réponses au travail, les médias et pour les plus jeunes à l’école, force est de constater que ces institutions ne constituent qu’une référence minoritaire. Cela ne surprend pas Eric Jaffrain : «Les réponses aux questions de sens sont attendues d’abord de ceux que l’on connaît et non plus de ceux qui savent, car elles sont intimes et personnelles.»


Thomas Hanimann/Christian Willi/i>

 
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