Commander le journal

Solos: gérer les besoins affectifs

04.02.10 - Le besoin de tendresse, d’affection, de valorisation est universel. Quand on vit seul, il faut le remplir autrement que dans une relation de couple. Quelques pistes pour devenir un(e) solo épanoui(e)

Moments à cueillir


Le quotidien recèle des moments de tendresse que l’on ne voit pas toujours. On peut chercher à renouveler son regard. Dans la reconnaissance mutuelle, par exemple, il y a de la tendresse ; dans un regard bienveillant, un sourire, aussi. On est en relation avec tout son être, corps et âme.


La reconnaissance

C’est à la fois reconnaître et être reconnu. Se reconnaître tel que l’on est est important, mais c’est aussi se reconnaître dans la réciprocité.

On peut voir et relever dans l’autre le positif, les qualités. Cela implique une disposition pour rechercher ce qui est bon, une action, dire, faire quelque chose : encourager, ne pas se laisser prendre par des pensées négatives (jalousie, rivalité ou autre)


Appartenir

Le sentiment d’appartenance est essentiel. Partager des expériences, «faire partie» est bon pour le moral ! Quelques idées : participer à un groupe de sport, d’hommes et de femmes de son âge, culturel, etc. Voir du monde et prendre soin de son réseau social.


Faire et se faire du bien

Chercher à planifier des activités pour diversifier ses sources de plaisir, ainsi que pour découvrir ses dons et ses aptitudes. Chercher régulièrement un endroit (physique et mental) de repos et se relaxer est primordial. La prière peut jouer ce rôle.

Soigner son apparence pour plaire fait aussi du bien.


Ce sont les petites choses qui comptent

Se donner dans ce que l’on fait, c’est le faire avec son cœur et c’est aussi recevoir dans cet échange. Bien sûr, reconnaître ses limites et ses propres besoins.


Des jours «sans»

Avoir des jours «sans» est normal. On ne peut être au «top» de son humeur tout le temps ! Il est nécessaire d’être bienveillant, d’avoir de la grâce envers soi-même. Néanmoins, si cela arrive trop souvent et devient une souffrance accentuée, il ne faut pas écarter l’idée de chercher de l’aide : un accompagnement professionnel ou l’écoute d’amis. Des associations sont aussi présentes pour mettre en réseau des gens qui vivent les mêmes situations. Les organismes chrétiens «Des pas dans le sable» ou encore le service d’accompagnement «Eliézer» offrent notamment des structures de soutien.



Natacha Horton avec Rosa Muzetti, psychologue FSP

 
Solos: gérer les besoins affectifs