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Pour Jésus, les fêtes étaient importantes

24.11.15 - Jésus n’était pas un austère prédicateur indifférent à la condition humaine. La fête avait une place importante dans ses enseignements. Et lui-même a participé à bien des fêtes, comme en témoignent les Evangiles, livres de la Bible qui racontent sa vie.

Un concert d’anges

Sa naissance a déjà donné lieu à une fête. Rien de plus normal, tant la joie pour des parents est vive, surtout après neuf mois d’attente. Mais dans le cas de Jésus, les anges ont aussi chanté dans le ciel. Ils ont annoncé aux bergers, qui gardaient leurs troupeaux, la bonne nouvelle de cette naissance hors du commun. Les rois mages se sont rendus à Bethléem pour offrir des cadeaux à l’enfant Jésus (Luc 2, 8-15).


Huit jours de fête

Un long chemin pour une longue fête : huit jours de fête pour célébrer la Pâque juive (Pessah) à Jérusalem. De quoi barber tout ado. Pourtant, Jésus, alors âgé de douze ans, en a profité pour rester plus longtemps au temple que ses parents. Durant trois jours, il s’est entretenu avec les religieux de l’époque sur Dieu et l’histoire du Peuple juif. Drôle de façon de faire la fête (Luc 2, 41-52) !


L’eau transformée en vin

«Qui est cet homme, capable de transformer l’eau en vin ?», s’est interrogé le personnel de service lors d’un mariage dans le village galiléen de Cana. Jésus a sans doute dû être amusé par les réactions des invités : «Pourquoi nous sert-on le meilleur vin en fin de soirée ?» (Jean 2, 1-12). Ce miracle de Jésus a été le premier d’une longue série. Il voulait témoigner par leur biais qu’il n’était pas un homme comme les autres, mais Dieu en personne venu sur la terre.


Le tapis rouge

Qui d’entre nous ne souhaiterait pas fouler un tapis rouge sous les acclamations de la foule ? Jésus a raconté à ce sujet une petite histoire (que l’on appelle parabole) : «Lorsque tu seras invité par quelqu’un à des noces, ne cherche pas les places d’honneur. Il se pourrait bien que tu te mordes les doigts si l’hôte te demandait de céder la place à un autre invité» (Luc 14, 7-11). La leçon de l’histoire : quand vous faites la fête, et dans la vie en général, ne cherchez pas à vous mettre en avant, mais restez humbles. En effet, Dieu ne cherche pas des gens qui se croient formidables, mais ceux qui reconnaissent leurs faiblesses.


Le festin

Jésus a enchaîné avec une deuxième parabole, toujours sur le thème de la fête. L’histoire est celle d’un homme qui voulait convier à sa table de nombreux amis. Or, tous ont décliné l’invitation. Il a donc envoyé ses serviteurs inviter les exclus dans les rues : les pauvres, les paralysés, les laissés-pour-compte. Il n’y avait plus de place pour les invités initiaux, mais une belle fête pour ceux qui ne s’y attendaient pas. La soirée fut belle et joyeuse (Luc 14, 15-24) ! Moralité ? Jésus est venu pour convier à la fête des personnes de tous horizons, pas seulement les gens en vue dans notre monde.


Un repas entre amis

Avant d’être crucifié, Jésus a pris un dernier repas avec ses disciples. Il a mangé du pain et bu du vin. Il a expliqué que ce pain qu’il rompait symbolisait son corps qui serait brisé sur la croix, et que ce vin faisait référence à son sang qui coulerait d’ici quelques heures. Depuis, les chrétiens partagent ensemble du pain et du vin (ou du jus de raisin) pour se souvenir de cette mort de Jésus (Matt. 26, 17-29).


Plus de joie dans le ciel

«Ma vie est ratée. J’ai commis trop de bêtises, graves pour certaines» : si vous pensez cela, Jésus vous annonce une bonne nouvelle. Il y a une immense joie dans le ciel quand un simple humain se tourne vers Dieu (Luc 15, 3-7).


En route pour le paradis

Il avait son compte. Crucifié aux côtés de Jésus, un brigand savait qu’il n’en avait plus pour longtemps. «Pense à moi quand tu arriveras au ciel», a-t-il lancé à Jésus. Et Jésus, dans la même situation que le brigand, cloué sur une croix, lui a promis que son espérance ne serait pas déçue. «Dès aujourd’hui, tu seras dans le paradis avec moi», lui a-t-il répondu (Luc 23, 39-43). Autrement dit, il lui a promis une fête éternelle, qui viendrait remplacer cette vie de souffrance.


Thomas Hanimann

 
Pour Jésus, les fêtes étaient importantes