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La mort du Christ, une fête gâchée ?

24.11.15 - Portrait. Jésus est né dans un contexte pauvre à Bethléem. Adulte, il s’est distingué par son enseignement et par ses miracles. Cela n’a pas plu à tout le monde, et il a fini crucifié. Sa vie a-t-elle donc été un échec ?

Qui aurait pu croire, en voyant ce simple fils de charpentier, qu’il allait changer le cours de l’histoire ? Jésus grandit avec ses parents, Marie et Joseph. A douze ans, il fait une déclaration étonnante, alors qu’il est dans le temple en train de parler avec les théologiens juifs de l’époque. «Je suis ici dans la maison de mon Père.»

Avant de se faire connaître, Jésus est baptisé. Des témoins affirment qu’une colombe est descendue sur lui et qu’une voix, venant d’en haut, s’est fait entendre : «Tu es mon fils, qui fait toute ma joie !». C’est le début de la mission pour laquelle Jésus est venu sur la terre.


Des miracles et un enseignement très fort

Pendant trois ans, Jésus se fait connaître par ses miracles. Il guérit des aveugles, des infirmes, des lépreux. Il chasse aussi des démons, multiplie de la nourriture et calme des tempêtes. Ses paroles ne passent pas non plus inaperçues. Dans le Sermon sur la montagne, il appelle les gens à aimer sans limite. Il a le plus souvent recours à des paraboles, des métaphores, pour expliquer aux gens comment donner du sens à leur vie. Son message principal est étonnant : il affirme pardonner les péchés des gens qu’il côtoie. Ni plus, ni moins.

Pour l’illustrer, il raconte l’histoire d’un fils parti faire la fête après avoir demandé sa part d’héritage. Lorsque ce fils dilapide tout son argent et qu’il est réduit à manger les restes de la nourriture du bétail, il retourne chez son père. Ce dernier l’accueille les bras grands ouverts. L’enseignement de cette parabole ? Dieu pardonne à tous ceux qui reconnaissent que leur vie suit une mauvaise direction et qui cherchent un nouveau départ.


Le chemin, la vérité et la vie

Jésus se qualifie lui-même de chemin, de vérité et de vie : sans passer par lui, personne ne peut rencontrer Dieu. Seuls ceux qui croient en lui et le suivent obtiennent la vie éternelle. Jésus fait de fréquentes références à l’avenir, la vie, la mort... et même à sa propre mort. Avec toujours cette espérance d’une résurrection en ligne de mire. Il promet aussi de revenir à la fin des temps.


Condamné à mort

Jésus rassemble des foules comme nul autre. Tous sont impressionnés par la profondeur de ses discours et par sa personnalité hors-norme. Pas étonnant que Jésus se fasse aussi des ennemis ! Les chefs politiques et religieux voient en lui une menace pour leur pouvoir.

L’élite réussit à monter le peuple contre celui qui se présente comme le Sauveur. Il est mis à mort avec les brigands, comme cela se fait à cette époque en Israël.


Mort pour donner la vie

Que se passe-t-il à ce moment-là ? Sur la croix, Jésus est en train d’être puni à la place des êtres humains, qui ont tous commis des fautes. Jésus, parfait, prend leurs péchés et leur donne en échange son innocence, sa justice. Par sa mort, il est donc en train de donner la vie à ceux qui croient en lui.

Au moment de rendre l’âme, Jésus trouve la force de dire à propos de ceux qui l’ont cloué : «Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font». «Cet homme était vraiment le fils de Dieu», déclare alors un officier romain en charge de son exécution.


Un événement qui a changé le monde

Dans l’immédiat, ses disciples déchantent. Pourtant, trois jours après sa mort et sa mise au tombeau, quelle n’est pas la surprise de tous : la pierre est roulée et le corps a disparu. Le Jésus crucifié réapparaît vivant à ses disciples et à plusieurs témoins.

Avant de disparaître dans une sorte de nuée, il promet aux croyants d’être avec eux toute leur vie, et ce, jusqu’à la fin du monde. Depuis cette époque, le nombre de personnes qui reconnaissent que Jésus a changé l’histoire de l’humanité ne cesse de croître.


Thomas Hanimann

 
La mort du Christ, une fête gâchée ?