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Elle a gardé l'espérance malgré le deuil

19.11.13 - Portrait. Après la mort accidentelle de son mari, Sandra Roulet a trouvé les forces de se relever, motivée par une forte espérance. Aujourd’hui, elle a pu reconstruire sa vie.

La valeur de la vie, Sandra Roulet Romy la connaît ! Aujourd’hui directrice de la section Jura bernois de la Croix-Rouge, elle a été frappée de plein fouet par un drame il y a cinq ans : Antoine, son mari et le père de ses trois enfants, trouve la mort en faisant du kitesurf sur neige. Sandra a alors le sentiment d’être amputée d’une partie d’elle-même, mais elle doit tenir pour ses enfants : «Ils avaient besoin de moi plus que jamais et je ne devais pas m’écrouler ni me laisser abattre.»


Soutien humain et divin

Elle peut compter sur le soutien de sa famille et de ses amis. Mais c’est surtout sa foi en Dieu qui la maintient debout : «Je me suis attachée aux promesses de la Bible. Jésus-Christ ne dit pas qu’il n’y aura pas d’épreuves, mais il nous donne des encouragements, des conseils et des paroles de consolation. La présence de Dieu s’est manifestée au fond de mon cœur par un sentiment de paix et de sérénité». La perte de son mari ne remet pas en question sa foi. «Est-ce que je crois seulement quand Dieu répond à mes prières et que ma vie se déroule selon mon souhait ? Dieu n’est pas une marionnette, ni la prière une formule magique.»


Quel est le sens de mon épreuve ?

Bien sûr, Sandra ne comprend pas le sens de ce qui lui arrive. Mais elle ne dépense pas son énergie à se demander «pourquoi», préférant se focaliser sur le «pour quoi» : «Chercher le positif d’une épreuve qui fait mal est très difficile lorsqu’on la traverse. Mais j’ai voulu cultiver dans mon cœur la foi, la confiance et l’espérance». Cette espérance d’un au-delà est ce qui fait la véritable différence à ses yeux : «Le sens de la vie prend une autre dimension lorsqu’on a une espérance après la mort, qui n’est pas seulement la fin de la vie mais le début d’autre chose. Cette autre vie est décrite par la Bible comme un lieu où il n’y aura plus de pleurs ni de douleurs.»


La vie comme une course

Sportive, pratiquant la course à pied depuis treize ans, Sandra a besoin de rechausser ses baskets dix jours après le décès de son mari. Le cœur n’y est pas et elle pleure tout le long de son parcours. Mais elle sait que cette activité sportive l’aidera à prendre un nouveau départ : «La perte de mon mari m’avait arrêtée dans la course de ma vie. Toutefois, j’ai compris que je devais me relever et repartir. Cette vérité ne s’applique d’ailleurs pas qu’au deuil, mais à beaucoup de

situations de l’existence.»


Un nouveau défi

Avec son mari, Sandra partageait une passion pour la musique : ils avaient même composé des chants ensemble et elle avait rêvé de sortir un album avec leurs compositions. Quelques mois après le décès, Sandra relève ce défi et produit le CD Garde l’espoir : «Cet album est né dans les larmes, mais elles se sont transformées en perles. Ces chants ont touché de nombreuses personnes et j’en suis très reconnaissante». Son prochain CD est prévu pour le printemps. Remariée, épanouie, Sandra vit chaque jour «comme si c’était le dernier».


Sandrine Roulet

 
Elle a gardé l'espérance malgré le deuil